Fil d'ariane
Newsletters archivées
• Newsletter 1 du 24 février 2011
• Newsletter 2 du 26 mars 2011
• Newsletter 6 du 10 juin 2011
• Newsletter 7 du 8 septembre 2011
• Newsletter 8 de décembre 2011
• Newsletter 11 de juillet 2012
• Newsletter 12 de septembre 2012
• Newsletter 13 d'octobre 2012
• Newsletter 14 de novembre 2012
Identification
CB Online
Adhérez à l'AFFA
Le meilleur moyen de soutenir l'AFFA, c'est d'y adhérer !
Cotisation Adulte : 5 € / an
Cotisation Famille : 6 € / an
Cotisation Club : 30 € / an
Archives : élections
Recherche
Newsletter
Partagez l'info !
|
11 avril : Je reçois un mail de William Mitrano, ancien président de la ligue Midi-Pyrénées, m'invitant à profiter de l'élection du futur président de la FFF pour engager le débat et médiatiser l'action en faveur du football amateur. Je soumets sa proposition à l'ensemble des adhérents et recueille un avis unanime. Manifestement, chacun a envie d'en découdre avec une Fédération qui a perdu le contact avec ses licenciés et qui demeure sourde aux nombreuses difficultés rencontrées par les clubs amateurs. Porté.
25 avril : Vacances. Dans le train, pas de temps à perdre, tout est calme, les enfants dorment, je profite des quatre heures de voyage pour rédiger le brouillon de ma lettre de candidature à la FFF. C'est souvent laborieux, mais une fois le texte couché sur le papier, l'évidence apparait : "Une fois encore, le foot amateur n'a pas été consulté lors des états-généraux de l'automne 2010. Une fois de plus, le foot amateur a porté seul le poids de l'échec de la Coupe du monde, à l'occasion du vote de la réforme de la FFF, le 2 avril dernier. Une fois de trop, le foot amateur est considéré comme la variable d'ajustement du football français." Déterminé. 6 mai : Déjeuner avec Vikash Dhorasoo, Pierre Walfisz son conseiller et Claude trésorier de l'AFFA. Nous parlons football et projets pour développer ce sport en Inde... Au dessert, nous évoquons la possibilité d'intégrer la liste que prépare Vikash et Pierre pour la FFF. Nous ne répondons pas tout de suite, signalant que nous avons déjà engagé une réflexion concernant une éventuelle liste « Foot d'en bas ». Deux jours plus tard, je rappelle Pierre pour lui donner notre réponse : après consultation du ''noyau dur'' de l'AFFA, nous décidons de monter notre propre liste pour porter les valeurs du foot amateur. Décidé. 8 mai : Début des prises de contacts avec les parrains potentiels. Il faut convaincre les présidents de ligues et de districts que le parrainage ne vaut pas soutien. Je sens que cela sera beaucoup plus difficile que prévu. Motivé. 9 mai : Long entretien téléphonique avec Maxime Bossis que je veux convaincre de venir sur notre liste. Le footballeur exemplaire et fidèle au FC Nantes est resté un homme sage, courtois et accessible, qui s'épanoui dans son rôle de commentateur. Cependant, il n'est pas licencié FFF et ne pourra donc pas figurer sur la liste. Nostalgique. 11 mai : Le chemin de croix des parrainages se poursuit, seulement trois parrains ont donné un accord de principe. Je ne mesurais pas la difficulté et le temps nécessaire pour convaincre. Il va falloir accélérer le mouvement et y passer beaucoup plus de temps que prévu. Désespéré. 12 mai : Entretien téléphonique avec Dominique Rocheteau et Bernard Diomède, je suis à la recherche d'un grand nom du football pour donner une visibilité médiatique à notre liste. Le soir même, j'appelle le président du club d'Épinal pour solliciter des conseils sur la mise en œuvre d'un programme de diététique porté par son club qui a reçu un prix. De fil en aiguille nous sympathisons, et je lui propose de rejoindre notre liste. Encourageant. 14 mai : Sept parrains et plus que quatre jours, la course contre la montre est engagée. Alors que la liste est quasiment bouclée, nous ne savons toujours pas si nous pourrons être présent sur la ligne de départ. Angoissé. 15 mai : Nous procédons à l'envoie de notre newsletter : nous serons candidat malgré les incertitudes et l'absence de trois parrains. Combatif. 17 mai : À 15 heures, Jean-Michel Larqué nous adresse le parrainage manquant ! Soulagé. 18 mai : Jour du dépôt des listes, c'est la Saint-Eric qui coïncide avec la sortie du film "La conquête", voyons-y un heureux présage ! Superstitieux. 21 mai : Colloque sur l'avenir du football français à l'Assemblée nationale en partenariat avec le journal Le Monde. Si le représentant de la liste Duchaussoy est bien présent, celui de la liste Le Graët, Bernard Desumer, n'est pas venu ! Malgré cette déconvenue et la faible assistance, le débat est de grande qualité. Merci à Jean-Philippe Acensi pour la pertinence de ses propositions. La vraie campagne débute. Optimiste. 25 mai : Chat sur Eurosports.fr, exercice exigeant mais passionnant. Répondre, pendant près de deux heures, au feu roulant des questions, sur tous les sujets, demande une concentration absolue. Heureux. 27 mai : Point presse organisé en fin d'après-midi dans une brasserie parisienne pour dénoncer l'impréparation de cette élection par la FFF, l'absence de moyens mis à notre disposition et l'utilisation de ces mêmes moyens par le président sortant pour favoriser sa candidature : « Gros mensonge et petite démocratie ». Peu de journalistes présents et une couverture médiatique désespérante. Révoltant. 29 mai : La FFF nous a prévenu tardivement, nous ne disposons que de quatre jours pour écrire les huit pages de notre projet. Toute l'équipe de l'AFFA se mobilise et le premier texte est plutôt réussi, il faut organiser et donner du sens à tout cela. La nuit s'annonce blanche et les pages noircies. Le lendemain, Hervé, graphiste de profession, consacre toute sa matinée à donner vie aux « 30 propositions pour changer le foot » en y incorporant les superbes photos de Malik. Satisfait. 31 mai : Invitation surprise d'InfoSport, il faut vite réagir, s'organiser pour faire chercher ma fille à la garderie, prendre le TGV de 17h, une moto-taxi m'attends à la gare. Les grands médias s'intéressent enfin à notre combat, le débat avec Pierre Ménès, Eric Besnard et Geoffroy Garétier permet de perfectionner mon discours. Grisé. 3 juin : Congrès national des arbitres à Tours, normalement je suis censé jouer à domicile, mais le pont de l'Ascension est prévu à Dijon, dans la belle famille. Aller/retour express, 8 heures de train pour débattre avec les arbitres du bien fondé des propositions de l'AFFA : exclusion temporaire, féminisation accrue, formation renforcée, assistance psychologique dans les cas d'agression... Après un accueil timide, je repars prendre le train sous les applaudissements. Soulagé. 7 juin : C'est le grand Oral dans l'auditorium de la FFF, avec toute l'équipe pour présenter notre projet. Tous les médias sont là (ou presque) : Libération, l'Equipe, l'AFP, RMC, France Info, I Télé, BFM, France Football... Dix bonnes minutes d'échauffement sont nécessaires pour rentrer dans le match, trouver le ton juste et le rythme adéquat. Je scrute les journalistes qui n'ont pas l'air de trop s'ennuyer et j'annonce fièrement le soutien d'Emmanuel Petit ! A peine le temps de boire un verre avec les membres de l'équipe qu'il faut préparer le 20H Foot sur I Télé. Eprouvant. 8 juin : 5h30, tombé du lit, petit déjeuner rapidement avalé. Je suis attendu pour l'émission d'Yves Calvi sur RTL. Philippe m'accompagne et me donne les derniers conseils qui rassurent. À la fin du programme, Yves Calvi me salue en me félicitant. Belle rencontre. Départ en trombe pour France Football, pour un « face aux lecteurs » de 2 heures. Mes concurrents me succèderont dans le fauteuil de l'invité. La journée a été longue et la nuit sera courte puisqu'il faut rédiger à la hâte des réponses au questionnaire des présidents de districts. Emballement. 10 juin : J-8, l'échéance approche et la pression monte d'un cran. Il y a encore tant de choses à faire, et si peu de temps... Heureusement, l'équipe est formidable, chacun mène une campagne de terrain déterminée et efficace. André, le directeur de campagne se démène au téléphone pour m'aider à joindre les grands électeurs. Conquérant. 11 et 12 juin : Avec l'équipe U13, nous sommes invités à participer au Tournoi de l'Avenir à La Charité-sur-Loire, le club de mes débuts. 50 clubs et 600 enfants : le plus beau visage du football amateur ! Très bons moments passés avec les parents et les enfants. Soirée animée, nous nous retrouvons tous à chanter et danser pour porter chance à ma candidature. Joyeux. 13 juin : Journée de la Pentecôte passée au téléphone à tenter de convaincre les grands électeurs de choisir notre liste. Prometteur. 14 juin : Rendez-vous à la Ligue de Paris, la campagne bat son plein, je présente mon projet aux grands électeurs parisiens. L'ambiance est feutrée, mais au fil des questions réponses le climat se détend. Rassuré. 15 juin : J'apprends que le débat entre les trois candidats n'aura pas lieu la faute au refus de Duchaussoy. Consternant. 16 juin : Rédaction du dernier message à l'intention des membres de l'Assemblée Fédérale. J'ai le sentiment que notre campagne a été digne, respectueuse et dynamique. Il reste encore beaucoup de travail, notamment l'écriture du discours solennel devant les grands électeurs. Lucide. 17 juin : Veille de l'élection, j'ai posé une journée de congé supplémentaire pour préparer tranquillement mon discours. Le soir, nous avons prévu avec toute l'équipe d'inviter les grands électeurs, à Paris, pour une soirée conviviale autour du football. Impatient. 18 juin : Fin de la campagne, les dés sont jetés. L'équipe a mouillé le maillot et fait honneur au football amateur. Libération. |

Journal de campagne


